Un satellite allemand s'écrase "à 7 minutes" de Pékin

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Rosat, lancé le 1er juin 1990, faisait la fierté des scientifiques allemands, explique Der Spiegel. Doté d'équipements ultra-modernes pour l'époque, ce satellite avait permis pour la première fois de rechercher des sources de rayons X depuis le ciel.

Ses 9 ans de collecte d'informations en orbite n'ont d'ailleurs pas déçu, permettant de découvrir des dizaines de milliers d'étoiles, galaxies lointaines et autres trous noirs. Après ses années de loyaux service, Rosat a fini par “mourir”, et s'écraser sur Terre. Dans la baie du Bengale, plus précisément, dans la nuit du 22 au 23 octobre 2011.

Ce qui parait être une fin honorable pour une glorieuse carrière est passé tout près d'être la pire catastrophe de l'histoire de l'exploration spatiale. 7 minutes de vie en plus et Rosat aurait fini sa course en plein Pékin, une mégapole de près de 20 millions d'habitants, révèlent ces jours-ci des calculs de l'Agence Spatiale Européenne.

Quasi-Oups

Pékin était “exactement” sur la trajectoire du satellite, et un crash sur la capitale chinoise “très largement dans le domaine du possible”, explique aujourd'hui l'agence. Faisant le tour de la Terre en 90 minutes, Rosat aurait volé seulement "7 à 10 minutes" de plus sur ses 22 ans de vie pour que les Pékinois voient le ciel leur tomber sur la tête.

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Rosat, l'oeil de Berlin passé à un cheveu de la tête de Pékin
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Cela faisait quelques années, depuis que le satellite avait cessé ses opérations en 1999, que l'ASE surveillait Rosat, qui décrochait petit à petit de son orbite sans que l'on puisse influer sur son futur point d'impact.

Tombant à 450 km/h, les débris de ce satellite de 2.5 tonnes auraient causé de graves dégâts, les “matériaux très résistants” utilisés pour sa construction ne s'étant désintégrés qu'à 40%, explique un responsable de l'ASE.

Le journal allemand décrit le “cratère profond”, les “pertes humaines” et les “destructions de bâtiments” que la chute de ce satellite aurait pu causer, à 7 minutes près. Sans oublier que les relation entre la Chine et l'Allemagne auraient subi un froid spatial et Berlin aurait dû sortir son portefeuille, en vertu des lois internationales en la matière.

L'ASE a un département spécialisé dans la surveillance de ces très nombreux “débris spatiaux”, mais la précision des calculs est faible, et on ne connait le point d'impact qu'”au dernier moment”. Quand Rosat est tombé en baie du Bengale, les scientifiques et officiels allemands se sont déclarés “grandement soulagés”. Les Pékinois aussi.

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