Human Right Watch affirme que Pékin ne respecte pas ses engagements sur la liberté de la presse

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) accuse sévèrement la Chine de ne pas respecter sa promesse en faveur d'une plus grande liberté de la presse, comme elle s'y était engagée auprès du Comité international olympique.

"Les assurances du gouvernement chinois au sujet de plus grandes libertés pour les médias pendant les Jeux olympiques ont joué un rôle clé dans la décision d'attribuer les Jeux à Pékin", dit HRW dans un rapport rendu public.

A la fin de l'année dernière, la Chine a octroyé aux journalistes étrangers de nouvelles libertés qui devaient être effectives à partir du début 2007 jusqu'en octobre 2008. Mais, selon HRW, l'assouplissement des conditions d'exercice du métier de journaliste a été largement ignoré par les autorités. Pire, certains journalistes constatent que ces règles permettent parfois d'exercer un plus grand contrôle sur le travail des journalistes.

"Les violations de la lettre et de l'esprit de ces règles temporaires soulèvent des questions préoccupantes sur la liberté d'expression et la sécurité de milliers de journalistes attendus à Pékin pour couvrir les Jeux olympiques", poursuit le texte.

"Les journalistes en Chine continuent à faire face à des abus physiques et à un harcèlement de la part de la police", indique le rapport.

Le rapport cite plusieurs incidents au cours du dernier mois impliquant des journalistes étrangers interdits de rencontrer des dissidents ou leurs familles, de couvrir un procès ou ayant subi des pressions pour ne pas couvrir d'autres évènements.

"Mais la pièce du puzzle qui nous inquiète le plus est que l'assouplissement des règles ne s'applique pas aux journalistes chinois, ni aux pigistes ou aux traducteurs, qui demeurent toujours aussi vulnérables", a déploré Sophie Richardson, une des responsables de HRW en Asie.


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