Amnesty demande au Cambodge de ne pas renvoyer en Chine les Ouïghours en fuite

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Amnesty International a demandé mercredi aux autorités cambdogiennes de ne pas renvoyer dans leur pays 22 Ouïghours qui ont fui la Chine et sont réfugiés au Cambdoge où ils ont demandé l'asile politique. Selon Amnesty, "le gouvernement chinois a formellement demandé aux autorités cambodgiennes de renvoyer en Chine ces demandeurs d'asile", a écrit Sam Zarifi, directeur d'Amnesty Asie-Pacifique, dans une lettre ouverte au ministre de l'Intérieur cambodgien, Sar Kheng. "Nous vous demandons instamment de ne pas renvoyer ces 22 Ouïghours demandeurs d'asile et de vous assurer qu'ils auront accès à un processus juste de demande d'asile", a-t-il ajouté. Selon Amnesty, "ces Ouïghours seraient particulièrement vulnérables, risquant la torture et d'autres sanctions et traitements cruels et inhumains", a encore écrit M. Zarifi.

La Chine a estimé mardi que les programmes d'aides aux réfugiés des Nations unies ne devaient pas servir de "refuges pour des criminels" après l'arrivée de 22 Ouïghours au Cambodge où ils ont demandé l'asile politique. Les autorités chinoises ont ouvert une enquête sur ce groupe, qui comprend trois enfants et est arrivé dans une agence pour les réfugiés à Phnom Penh, après avoir fui les troubles dans le nord-ouest de la Chine en juillet.

Le gouvernement cambodgien a indiqué qu'il coopérait avec le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour interroger ces réfugiés ouïghours et voir s'ils peuvent obtenir le statut de réfugiés.

Depuis les émeutes d'Urumqi, capitale de la région autonome du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), qui ont fait au moins 200 morts en juillet, 17 émeutiers ont été condamnés à mort, dont neuf ont déjà été exécutés.


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